Silencieuse, l’usine Stellantis de Brampton, dans la banlieue de Toronto, paraît surtout bien vide à Ardis Snow. Fort de trente-six ans d’ancienneté – depuis ses «19 ans et 4 jours» – dans cette chaîne de montage automobile, le syndicaliste fait faire le tour de la ligne d’assemblage, de la carrosserie aux derniers réglages… «Tout cela ne demande qu’à redémarrer», soupire l’ouvrier. Mais depuis vingt-deux mois, Brampton tourne avec seulement une vingtaine de salariés : des mécaniciens et des électriciens présents pour de l’entretien – «si un raton laveur rentre dans cet espace vide» et s’attaque au matériel, par exemple. En temps normal, l’usine vibre de 1 200 ouvriers répartis sur l’immense espace, pour 3 000 employés au total. En vingt-quatre heures, un véhicule sort complètement assemblé en bout de chaîne et «lorsqu’une unité prend du retard, des lumières s’allument», raconte Ardis Snow, président de la section 1285 du syndicat Unifor.
Reportage
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L’usine de Brampton, au Canada, devait bientôt rouvrir pour assembler des Jeeps électriques. Mais face à l’agressivité commerciale de l’administration Trump, le constructeur international a préféré investir massivement aux Etats-Unis.
Depuis vingt-deux mois, l'usine Stellantis de Brampton tourne avec seulement une vingtaine de salariés. Le 16 octobre 2025. (Mike Campbell/NurPhoto via AFP)
Publié le 22/10/2025 à 15h43
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