Pour certains athlètes, participer aux Jeux olympiques relève avant tout d’un acte politique. C’est en tout cas ainsi que Masomah Ali Zada qualifie sa participation au plus grand événement multisports de la planète. Pas dans n’importe quelle équipe : elle fait partie des 29 athlètes qui concourront dans l’équipe olympique des réfugiés, à partir du 24 juillet, à Tokyo. «[Cet événement] sera un symbole d’espoir et rendra le monde plus conscient. C’est aussi une manière de montrer à la communauté internationale que les réfugiés sont nos frères et sont un enrichissement pour la société», a déclaré Thomas Bach, président du Comité international olympique (CIO), à l’origine de l’initiative, en partenariat avec le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR). L’agence des Nations unies estime que plus de 80 millions de personnes sont déracinées à travers la planète.
Parcours semé d’embûches
Lors de la cérémonie d’ouverture, ce 23 juillet, les athlètes originaires de 11 pays – République démocratique du Congo (RDC), Erythrée, Iran, Soudan, Irak, Syrie, Venezuela… – ne défileront donc pas derrière le drapeau d’une nation, mais des Jeux olympiques eux-mêmes. Ils affronteront 205 équipes nationales dans 12 sports : l’athlétisme, la lutte, le badminton, la boxe, le canoë, le cyclisme, la natation, le judo, le karaté, le taekwondo, le tir sportif et l’haltérophilie.
Pour la cycliste Masomah Ali Zada, dont le parcours a été semé d’embûches, participer à l’expérience olympique est le rêve d’une vie. Née en Afgha




