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«Travailler quarante heures pour acheter du pain, des œufs et survivre» : en Iran, des manifestations d’ampleur face à la hausse des prix

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Depuis dimanche 28 décembre, les Iraniens descendent dans la rue pour dénoncer l’hyperinflation et la flambée des taux de change. Le Président a déclaré vouloir entamer des discussions avec les manifestants, sans que cette initiative soit prise au sérieux.

Dans les rues de Téhéran, lundi 29 décembre. (FARS NEWS AGENCY.AFP)
Par
Divan Shirazi
Publié le 30/12/2025 à 15h54

Des vendeurs de téléphone avant les commerçants du grand bazar de Téhéran, désormais rejoints par des étudiants. Depuis dimanche 28 décembre, l’Iran est de nouveau en proie à de vives tensions sociales, nourries par une situation économique et budgétaire de plus en plus compliquée dans le pays. Jusqu’à mardi 30 décembre, les manifestants se sont rassemblés pacifiquement. Mais dans les rues de la capitale, la police et les forces de sécurité ont dispersé les foules à plusieurs reprises à coups de matraques et de gaz lacrymogènes.

Ce qui a produit, lundi, une image marquante qui a fait le tour des réseaux sociaux, en langue persane mais pas que. Des motos de police chargeant une foule en fuite se sont retrouvées face à un manifestant qui a choisi de ne pas courir, s’assoit par terre, les genoux repliés contre la poitrine, sa veste rabattue sur la tête. Une scène de défi et de désespoir. Pendant un instant, les policiers anti-émeutes restent stupéfaits sans bouger.

Certains internautes iraniens ont parlé d’un «moment Tiananmen», dressant un parallèle avec le

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