«Soyons francs avec nous-mêmes. Est-ce que nous sommes en économie de guerre à proprement parler ? La réponse est non.» Après avoir, en juin 2022, annoncé l’entrée de la France et de l’Union européenne dans une «économie de guerre», Emmanuel Macron a asséné le constat inverse lors de ses vœux aux armées, ce jeudi 15 janvier, sur la base aérienne 125 d’Istres, dans les Bouches-du-Rhône. «Si nous étions en guerre, j’ose espérer que nous ne produirions pas ainsi», a-t-il ajouté, appelant à observer «ce que les Ukrainiens ont su faire».
Dans un hangar de la base aérienne, son pupitre installé devant un Rafale dans un décor dessiné tout en angles aigus, le président de la République a plaisanté sur son œil droit un peu rouge, en y voyant une référence à «l’œil du tigre», selon lui «un signe de détermination». Dans son viseur, la base industrielle de défense (BITD), c’est-à-dire les entreprises françaises




