La rencontre a lieu dans un hôtel parisien avant son discours devant le Sénat, mercredi 12 novembre, dans lequel il s’apprêtait à réclamer le soutien de la France, y compris financier, aux actions de l’instance qu’il dirige à l’ONU. Volker Türk, haut-commissaire aux droits humains de l’ONU s’inquiète de la montée des idéologies prônant suprémacisme et exceptionalisme souvent véhiculées par l’extrême droite. Il appelle à lutter «contre cette maladie», car «c’est une maladie de ne penser qu’à soi». Pourtant, dans un monde complexe et dominé par les nouvelles technologies, Türk, tout juste sexagénaire, décèle des raisons d’espérer dans les récents mouvements de révolte portée par la génération Z dans de nombreux pays : ils prouvent à ses yeux l’existence de «cette flamme pour les droits humains, pour les libertés fondamentales».
Il y a un peu plus d’un an, dans une interview à Libération, vous mettiez en garde contre un monde à la croisée des chemins, glissant sur une pente dangereuse, où en est-on aujourd’hui ?<




