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Jack Lang Une voix mise à l’index

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Au Parti socialiste, le vote du député du Pas-de-Calais en faveur de la réforme constitutionnelle ne passe pas. Pas officiellement exclu, l’élu n’est plus le bienvenu.

Publié le 23/07/2008 à 4h23

S’il en est un qui doit bien rire, c’est Nicolas Sarkozy. Non seulement il a fait adopter - de peu - lundi, «sa» réforme de la Constitution, mais encore il a déclenché la zizanie au sein de la principale formation d’opposition. Une zizanie qui pourrait se transformer en crise interne au Parti socialiste. La mèche qui a allumé ce feu ? Jack Lang, seul parlementaire du PS à avoir voté, au Congrès de Versailles, la réforme constitutionnelle, conformément à ce qu’il annonçait dès lundi dans Libération. Il n’est pas seul à porter la responsabilité de la victoire du chef de l’Etat : le projet de loi a été adopté avec une voix d’avance. N’empêche. Son geste a déclenché, hier, une kyrielle de réactions accusatrices, mais aussi l’embryon d’un débat qui, à n’en pas douter, rebondira au congrès socialiste de Reims, en novembre, et qui tient en une question : comment s’opposer à Nicolas Sarkozy ?

Convocations. Vice-président du comité Balladur chargé par Nicolas Sarkozy de plancher sur la modernisation des institutions de la Ve République, Jack Lang n'a jamais caché que la réforme, dont il est «coauteur», comme il le revendique, comportait de graves «lacunes». Mais son vote positif n'est pas une surprise. Sauf peut-être pour ses petits camarades socialistes qui n'ont eu de cesse, pour la plupart, depuis lundi, de crier «haro sur le Lang !» Au PS, on sait encore exclure. Mais difficile d'excommunier cette figure de la mitterrandie. Alors on se contente de

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