Entendez-vous la voix doucereuse de ce collègue, de ce supérieur hiérarchique voire de votre DRH, annonçant avec ses gros sabots enthousiastes l’organisation dans les jours à venir d’un «Secret Santa» ? Vous redoutez ce moment, présenté comme une promesse de communion, esprit des fêtes oblige, au sein de l’entreprise ou de votre service depuis quelques années. Le «père Noël secret», néotradition profane qui consiste à offrir un petit cadeau dont le prix est généralement inférieur à 5, 10 ou 15 euros à une personne tirée au sort, s’est en effet imposé dans le monde du travail depuis une décennie, en remplacement ou pour rendre encore plus «fun» le repas/goûter/pot de fin d’année.
Le dessein, assumé par feu les chief happiness managers ou des salariés pleins de bonnes intentions ? Favoriser la cohésion d’équipe ou le vivre ensemble au boulot dans une période fédératrice, acmé de la convivialité qui suspend quelques jours ou quelques heures tout lien hiérarchique. A l’instar des calendriers de l’Avent, toujours plus thématiques, ce rituel fait figure de




