Menu
Libération
Témoignage

Tous complexés : «En public, j’aspire mes joues pour que mon visage se creuse»

Réservé aux abonnés

Tout aimer chez soi, est-ce seulement possible ? Le miroir grossissant qu’est devenu l’écran du téléphone portable et l’influence des réseaux sociaux ont tendance à décupler nos complexes. Dans le cinquième épisode de notre série, Francesca rêve de voir disparaître ses bajoues.

«Je vois bien que j’ai développé une obsession quand j’en parle», raconte Francesca. (Digital Vision/Getty Images)
Publié le 14/11/2025 à 7h00

Pour ne rater aucun témoignage, aucune histoire, inscrivez-vous à notre newsletter «Vécu».

Elle est magnifique mais ça ne change rien à l’affaire : elle a «l’impression d’avoir deux escalopes à la place des joues». Francesca, 42 ans, vit à Londres où elle travaille dans la communication. Son complexe est apparu après une grosse perte de poids, qui a, selon elle, accentué le vieillissement d’une partie de son visage. Elle le scrute plusieurs fois par jour. Seule une opération lui redonnera de l’espoir. «Ce sera le plus beau jour de ma vie», clame-t-elle.

«Tout commence pendant le Covid, alors que je vis à Londres en colocation. Je passe ma vie dans mon lit ou dans le canapé du salon à manger du McDo. Je suis léthargique donc je passe de 68 à 80 kilos. Je me sens fatiguée, parce qu’en vrai : moins t’en fait, plus t’es crevée.

«J’ai toujours été contente de ce que j‘ai. Par ailleurs, je n’ai jamais autant plu aux hommes que quand j’avais un gros cul, des seins et du bide. A l’époque je commence à passer du temps sur les réseaux sociaux. J’ai quelques cheveux gris et de légères rides, je m’abonne à des comptes de médecins et de

Dans la même rubrique