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Témoignage

Tous complexés : «Tu te fais du mal à toi-même et tu penses que les autres ne voient que ça»

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Tout aimer chez soi, est-ce seulement possible ? Le miroir grossissant qu’est devenu l’écran du téléphone portable, et l’influence des réseaux sociaux ont tendance à décupler nos complexes. Dans le premier épisode de notre série, Marlène, 44 ans, n’a jamais pu saquer ses bras.

(Getty Images)
Publié le 10/11/2025 à 9h05

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Elle pourrait monter un stand up tellement elle a de vannes pour évoquer son complexe : ses bras qu’elle trouve trop potelés. Très sportive, pas vraiment du genre à verser dans le drama, Marlène, 44 ans, freelance dans la communication, n’y peut rien, c’est plus fort qu’elle, elle fait une fixation sur son anatomie, particularité physique qu’elle tient de sa mère et de sa grand-mère, mais qu’elle n’a pas transmise à sa fille.

«J’ai 11, 12 ans, je rentre d’un voyage à Londres aux vacances de la Toussaint. Je retourne à la danse, et quand je me regarde dans le miroir, je trouve que j’ai de gros bras. Ajoutez à cela que ma prof me le dit… Sa remarque reste en moi. La danse est un déclencheur de complexes pour beaucoup de monde. Ma grand-mère, qui est sublime et ma mère qui est très fine, ont elles aussi de gros bras. C’est de famille : on grossit du haut. Quand je dis bras, ça part du haut du coude jusqu’à l’épaule. J’ai fait 17 ans de danse classique, j’ai été monitrice de ski quand j’étais étudiante, je marche 15 kilomètres par jour car je fais tout à pied. Mes bras ont toujours travaillé mais il aurait fallu que je fasse un type d’exercice spécifique, des pompes sur le dos, hyper relou,

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