«A LOUER. Disponibilité pop-up.» Rue Notre-Dame-de-Nazareth, dans le IIIe arrondissement de Paris, une enfilade de boutiques vides, entre les numéros 30 et 70, affichent toutes cette même pancarte en grosses lettres rouges. Suivent, en dessous, les coordonnées du propriétaire. Devant le n° 40, Aurélie Hubert, présidente de l’association des riverains du Haut-Marais, égraine les commerces pérennes disparus, «une épicerie grecque, une épicerie vrac, une pizzeria...» et sa némésis : les pop-up stores. «Là, ça paraît calme mais les samedis et dimanches et pendant les Fashion Weeks, il y a pas mal de bruit. Le week-end dernier [mi-janvier, ndlr], il y a encore eu deux ou trois événements. Les habitants en souffrent beaucoup.»
Cette directrice dans un cabinet de conseil, résidante depuis presque sept ans, mène la fronde des habitants contre la profusion des boutiques éphémères dans le quartier, surtout dans trois rues coincées entre la place de la République et le musée des Arts et Métiers. «Ça s’est vraiment dégradé après la pandémie, déplore celle qui a lancé




