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Décryptage

Lait infantile : pourquoi trouve-t-on de l’huile chinoise suspecte même dans les produits pas rappelés ?

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L’acide gras, soupçonné d’être à l’origine de la présence de céréulide dans les préparations pour bébés, est fabriqué par un producteur chinois qui fournit la majorité des entreprises françaises, dans le flou le plus total.

Le producteur chinois Cabio Biotech, installé à Wuhan (Chine), est le principal fournisseur international de cette huile : près de 70 % du chiffre d’affaires repose sur l’ARA. (Jean-Marc Barrère /Hans Lucas. AFP)
Publié le 29/01/2026 à 7h33

Une huile utilisée dans la majorité des laits infantiles est aujourd’hui au cœur de graves interrogations sanitaires. Après Nestlé, Lactalis et Danone, le groupe Vitagermine a procédé à son tour au rappel de lots de laits infantiles, le dimanche 25 janvier, «en raison de nouvelles recommandations des autorités concernant la présence potentielle de céréulide». L’origine de cette toxine est liée à une huile riche en acide arachidonique (ARA), fabriquée par le producteur chinois Cabio Biotech. «L’ARA est un ingrédient spécifique retrouvé dans la majorité des formules de lait infantile premier âge pour répondre aux recommandations des pédiatres», a précisé à l’AFP le groupe Vitagermine.

Un ingrédient recommandé par la communauté scientifique

De quelles recommandations s’agit-il exactement ? L’ajout de l’acide arachidonique aux préparations pour nourrissons n’est pas obligatoire au niveau européen. En revanche, toutes doivent contenir du DHA, un acide gras essentiel à la santé. Et en 2019, l’organisation à but non lucratif Child Health Foundation et l’European Academy of Paediatrics ont publié les conclusions d’un atelier scientifique réunissant des pédiatres et des chercheurs internationaux qui «recommandent vivement de fournir aux nourrissons» à la fois du DHA et de l’acide arachidonique, dans les mêmes quantités. Des préconisations

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