L’assiette de tartiflette, encore fumante, leur a fait débourser 15 euros chacun. «C’est cher et ce n’est pas la meilleure, mais elle se laisse manger», acte Soren, 30 ans. Le comédien, bonnet en laine vissé sur la tête, froid de canard oblige en cette fin novembre, apprécie néanmoins cette dégustation réconfortante avec Lou, 23 ans. Cette virée surprise au marché de Noël de la Défense (Hauts-de-Seine), 300 chalets, des manèges et une patinoire sous le haut patronage de la Grande Arche, enchante son «date», une étudiante parisienne également bien emmitouflée.
«Il sait que je suis fan de toute cette ambiance que l’on voit dans les rom-coms, même si j’en vois le côté business», dit-elle. «C’est aussi l’occasion de faire les cadeaux», renchérit Soren, originaire de l’Est, où ces foires sont une tradition multiséculaire. Mais encore faut-il y trouver son compte. Dans les allées du marché ouvert depuis le 13 novembre (et jusqu’au 28 décembre), où se presse à l’heure du goûter une foule grossissante dans les odeurs de graillon et effluves de vin chaud, on se fait allégrement alpaguer pour nous faire essayer une crème hydratante à la bave d’escargot, goûter un morceau de tome ou boire un chocolat.
La plupart des stands sont dédiés à la nourriture (fromages, charcuteries, pâtisseries italiennes, chocolat




