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Combat local

Des maires du Grand-Est s’opposent à Mere, l’enseigne hard-discount russe

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En réaction à la guerre en Ukraine, les élus de Pont-Sainte-Marie, Thionville et Sainte-Marguerite refusent que ces magasins qui proposent des produits à bas coûts ne s’implantent sur leur commune.

L'enseigne russe de hard-discount est déjà présente dans certains pays européens, comme à Leipzig en Allemagne. (Jan Woitas/Picture alliance. DPA)
Publié le 31/03/2022 à 16h28

L’enseigne russe de hard-discount Mere, connue pour son service minimum et ses prix très bas, s’installera-t-elle un jour en France ? Après avoir repoussé plusieurs fois son déploiement dans l’Hexagone, la chaîne de supermarchés avait prévu d’ouvrir ce printemps trois magasins dans le Grand-Est : Pont-Sainte-Marie (Aube), Thionville (Moselle) ou encore Sainte-Marguerite (Vosges). Or, en raison de l’offensive russe en Ukraine, les conseils municipaux des différentes communes se sont opposés au projet d’expansion européenne de la marque du groupe Torgservis, fondée en 2009, qui compte 1 500 magasins en Russie, et qui est souvent, à tort, estampillée «nouveau Lidl» ou «nouvel Aldi» : depuis quelques années déjà, les deux enseignes allemandes se sont repositionnées dans le soft discount, avec une stratégie de montée en gamme de leurs produits et leurs magasins.

Incompréhension et colère

Aux retards de lancement, s’ajoute donc maintenant l’opposition des élus du Grand-Est, ce qui fait dire à Lorraine Actu que l’implantation la chaîne russe a définitivement du plomb dans l’aile. André Boulangeot, le maire Sainte-Marguerite qui dit avoir appris «par la pres

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