Occuper un dimanche après-midi pluvieux par la contemplation de vieux tapis royaux. A priori, rien de très sexy — hormis pour les passionnés de carpettes et autres fous de patrimoine. C’est donc l’esprit léger, tout de même intrigué, qu’on s’est rendu au Grand Palais (VIIIe arrondissement de Paris) pour voir le «trésor retrouvé du Roi-Soleil», soit un ensemble monumental de tapis du règne de Louis XIV exposé en majesté une semaine à peine (jusqu’au dimanche 8 février) aux côtés de tentures de tapisseries à la gloire du monarque, tissées aux Gobelins.
Derrière cette exposition, les Manufactures nationales, institution publique réunissant entre autres le Mobilier national et l’ancienne Cité de la céramique de Sèvres. Et malgré un storytelling bien rodé, autour du caractère unique de cette «aventure artistique» de près de quatre siècles, on ressort ébloui (ému ?) par ces vieux textiles dépoussiérés et restaurés depuis deux ans dans l’atelier du Mobilier national. Le cadre et la scénographie avec des miroirs de part et d’autre, pour amplifier l’immensité de cette installation, bien sûr, jouent à fond. On se prend même à rêver de défiler sur l’enfilade pour faire un saut dans le temps.
Mais on retient surtout la prouesse technique de ces tissages à la main, la richesse du décor et le témo




