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«Empowerment»

Femmes noires et grosses, le corps battant

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Sur les réseaux sociaux, des influenceuses sont de plus en plus nombreuses à se faire les chantres du body positivisme et de l’antiracisme en affichant leur corps sans complexes. Un discours qui dénonce une double peine et qui commence à faire son chemin en librairie.

L'influenceuse Gaelle Prudencio à Thiais (Val-de-Marne) le 26 décembre. (Emma Burlet/Libération)
ParKatia Dansoko
photo Emma Burlet
Publié le 04/01/2023 à 5h42

Elle persiste et signe. Dans une story Facebook postée mi-décembre, la chanteuse française Yseult s’est de nouveau affichée nue avec focus sur les plis et les vergetures de son corps. En légende : «J’aime mon corps.» Une devise qu’elle clame à l’envi tant sur les réseaux sociaux que dans les médias, au risque de s’en prendre plein la tronche dans les commentaires des internautes – «On a compris. Maintenant, il faut porter des vêtements et faire un peu de sport. Et surtout travailler au niveau du ventre et fesses», peut-on lire sous un cliché où elle pose complètement dévêtue et de profil, posté sur Facebook en août.

Yseult a aussi illustré la pochette de son EP Noir (Naïve, 2019) avec une photo de ses bourrelets, tourné plusieurs de ses clips vidéo partiellement ou entièrement à poil (Corps en 2019 et Bad Boy en 2020). Résultat, quoi que l’on puisse penser de sa musique ou de ses malheureux coups d’éclat – elle s’en est notamment pris à une consœur du Monde en raison d’un portrait dont elle n’était pas satisfaite et avait envoyé un enregistrement de l’entretien au média «culture pop» Nylon) –, la décomplexion qu’affich

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