Quatre femmes autour d’une table, pour goûter deux soupes. Ou plutôt deux versions d’un même mets. Servie dans une assiette creuse, la première est blonde et épaisse. Les croûtons aillés sombrent lentement dans le liquide chaud au parfum fumé. La seconde, plus claire et fluide, est présentée dans un ramequin, surmontée d’un nuage de crème fouettée citronné. Cette soupe, quelle que soit sa déclinaison, est l’un des piliers de la cuisine traditionnelle d’Ardèche. Son nom : le cousina. Son ingrédient principal est la châtaigne, fruit emblématique de ce territoire rural qui s’étend des monts d’Auvergne aux contreforts des Cévennes.
Alors que s’achèvent mi-novembre les castagnades, fêtes où l’on accommode et consomme les dizaines de variétés de châtaignes qui composent l’AOC ardéchoise obtenue en 2006, on s’est rendue pour une séance de dégustation dans le nord du départem




