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«Ce n’est pas que du Old El Paso» : à Paris, des chefs font redécouvrir la cuisine mexicaine

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La gastronomie mexicaine se développe depuis quelques années dans la capitale. Avec pour défi de séduire les Français, moins habitués que la clientèle internationale à la variété de ses saveurs mais «de plus en plus curieux».

«Taco tuesday» chez Nomás à Paris : trois tortillas garnies de poulet, de bœuf effiloché ou de porc fermier mijoté, pour 6 euros. (Emma Burlet/Libération)
Publié le 25/01/2026 à 11h09

Le mardi, chez Nomás, rue Oberkampf à Paris (XIe), c’est «taco tuesday» : trois tortillas garnies de poulet, de bœuf effiloché ou de porc fermier mijoté, pour 6 euros. Rien à voir avec les sandwichs monstrueux de la chaîne O’Tacos, qui dénature depuis une dizaine d’années en France le mets mexicain : on parle bien ici de petites galettes de maïs, garnies de pico de gallo et de citron vert, gustativement plus intéressantes – c’est peu dire – que les gargantuesques sandwichs sauce fromagère de la chaîne grenobloise. Nomás, qui fait partie du groupe Tigermilk (des restaurants d’inspiration sud-américaine) et dispose aujourd’hui de six établissements à Paris et d’un à Lille, l’a bien compris : en tablant sur la gastronomie mexicaine, il y a un coup à jouer. Du moins dans les grandes villes.

«Pendant le Covid, on s’est rendu compte que la cuisine de Tigermilk n’était pas adaptée à la vente à emporter ou à la livraison, explique Alexis Melikov, le cofondateur du groupe. Après le premier confinement, on est allé à Mexico à plusieurs reprises pour s’imprégner de ce que faisaient

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