Architecte pour de prestigieuses maisons de mode, Sylvain, 50 ans, regagne tard chaque soir son appartement qu’il occupe seul. Malgré la fatigue, il passe toutes ses soirées à cuisiner pendant une à deux heures, enfournant, ce soir-là, une betterave en croûte de sel et faisant réduire ses oignons en vue d’une prochaine tarte : «C’est un style de vie rythmé par toutes les cuissons que je mets en place, constate-t-il en même temps qu’il lance un bouillon de volaille maison pour le lendemain. C’est une bulle pour décompresser après ma journée de boulot, mais pas que. Le week-end, je passe une après-midi entière à cuisiner pour moi seul.» Dans sa cuisine parisienne, il possède une plancha amovible ainsi qu’un large barbecue japonais en céramique (un kamado), entreposé à la cave. De quoi concocter un festin pour une grande tablée, ce qu’
En solo
«C’est une bulle pour décompresser après le boulot» : quand on vit seul, une cuisine à soi
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Pour les personnes qui vivent seules, toujours plus nombreuses en France, préparer et déguster leurs propres plats permet de se faire plaisir et de réaliser des économies, loin de l’image des dîners forcément partagés. Marques d’électroménager et éditeurs culinaires s’intéressent désormais à ces mangeurs solitaires.
Sutanya chez elle, à Paris, le 15 janvier. (Roberto Frankenberg/Modds pour Libération)
ParJulien Amat
Publié le 31/01/2026 à 10h42
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