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Crise du modèle des food courts : «On y va une fois, deux fois… et puis c’est fini»

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Alors que la plus grande halle gourmande d’Europe vient de fermer à Gaîté à Paris, le géographe de l’alimentation Pierre Raffard analyse les limites du modèle de ces lieux.

Le modèle a fait rêver promoteurs et amateurs de street-food des années 2000-2010. (Jeanne Franck /Divergence)
Par
Nathan Gombert
Publié le 02/01/2026 à 14h59

«Une dernière pizza, un dernier café, un dernier burger.» Food Society Paris, plus grand food court d’Europe, a définitivement fermé depuis jeudi 1er janvier. «Halles gourmandes», «food courts», «food halls» : derrière l’engouement pour ce modèle, qui a fait rêver promoteurs et amateurs de street-food, se cache une réalité moins flamboyante selon Pierre Raffard, géographe de l’alimentation et présentateur de Voyage en cuisine sur Arte. Pour lui, les food courts révèlent surtout les limites d’une vision très marketing de la ville et de l’alimentation.

D’où vient ce modèle du food court ?

L’implantation du food court, tel qu’on le connaît aujourd’hui en Europe, a eu lieu dans les années 2000-2010. On le présente souvent comme un modèle américain, mais c’est plus complexe. Des villes comme Barcelone, avec ses marchés rénovés, ont aussi beaucoup inspiré. Des acteurs publics et privés se sont alors dit que ça pourrait être une bonne manière de surfer sur la vague. Parce qu’il répondait à une double promesse : redynamiser des espaces urbains et créer

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