La scène est cocasse. Au pied du lac de Hossegor, dans les Landes, au fond d’une allée qui longe une cabane à huîtres, une machine rouge vif se met à vrombir. Derrière la vitre, un casier pivote, une porte étroite s’ouvre et libère une bouffée d’iode. Un jeune homme, silhouette de surfeur, récupère sa douzaine d’huîtres sous le bras pour l’apéro, comme on attraperait un Snickers à la pause café. «Ça fait toujours son petit effet», s’amuse Corentin Nicolas, le propriétaire du premier distributeur d’huîtres dans les Landes, ouvert 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Après le pain, la pizza ou le lait, l’idée d’acheter sa bourriche d’huîtres en libre-service essaime depuis dix ans, de la Bretagne jusque dans le Sud-Ouest. On trouve désormais plusieurs dizaines de distributeurs sur le littoral Atlantique, principalement répartis autour des grands bassins ostréicoles : Charente-Maritime, bassin d’Arcachon, côte vendéenne… Ces appareils sont particulièrement prisés des petits producteurs et des cabanes familiales. Le mouvement s’est accéléré ces deux dernières années, car hormis son côté pratique et ludique, le distributeur s’avère être «un coup de pouce bienvenu» pour les ostréiculteurs qui cherchent à toucher un public plus large. Les fêtes qui ap




