Il est 20 h 30, un soir de semaine, rue de Ménilmontant, dans le XXe arrondissement de Paris. La salle du Numidia est bien remplie. Des familles attablées, quelques couples, des habitués qui se saluent. Le ballet des serveurs est fluide, ponctué d’échanges en kabyle. Rien, à première vue, ne distingue particulièrement le lieu d’un autre restaurant algérien du quartier. Pas de décor conceptuel, pas de carte réinventée, pas de cuisine «pop-up».
Pourtant, Numidia, déjà salué dans notre top couscous en avril, fait partie de ces adresses dont le succès est patent. En moins de dix ans, l’enseigne a ouvert quatre restaurants dans l’est parisien. Sur Instagram et TikTok, ses vidéos circulent en boucle. Et depuis que le lieu a remporté le concours du meilleur couscous algérien de France en septembre, sa notoriété a encore grimpé.
Une entreprise familiale
Derrière Numidia, trois frères. L’un d’eux, Lyamine Aberbour, en assure aujourd’hui la direction. A rebours des figures désormais familières de la food parisienne – entrepreneurs passés par les écoles de commerce ou la finance, rompus au storytelling – Lyamine Aberbour rev




