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Libération
Reportage

Des prix exorbitants pour des plats décevants : après Milan et les Etats-Unis, l’institution Sant Ambroeus débarque à Paris

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La chaîne italo-américaine, prisée par les élites et le milieu de la mode, s’est installée dans la capitale française en décembre. Après avoir déjeuné en Italie, «Libé» a poussé la porte de l’enseigne hexagonale : malgré un cadre superbe, la maison ne convainc pas dans l’assiette.

Sant Ambroeus a ouvert une seixième adresse à Paris en décembre, à Saint-Germain-des-Prés. (Matteo Verzini/Sant'Ambroeus)

Dans la véranda, un petit garçon aux cheveux bouclés s’occupe en dessinant. Les serveurs lui ont apporté un cahier et des crayons. Il picore à peine ses pâtes à la tomate. A ses côtés, sa mère et sa grand-mère trinquent au champagne devant un osso bucco et un lobster roll. Derrière eux, trois jeunes tout en noir élégant, donnant l’impression de sortir d’un défilé, discutent fort et se font servir des hamburgers.

Un samedi midi de février, une semaine avant le début des JO, la bourgeoisie milanaise se retrouve chez Sant Ambroeus, au nom dérivé de Saint Ambroise, le saint patron de la ville. A deux pas du Duomo, la cathédrale, du Teatro alla Scala, l’opéra, et des boutiques chics, le lieu est une institution locale depuis quatre-vingt-dix ans. Fondée en 1936, l’endroit a longtemps été un salon de thé-pâtisserie, ouvert du matin jusqu’à l’aperitivo, où les dames en Prada venaient boire un ristretto au comptoir et commander quelques desserts appétissants à emporter. Si cet espace existe toujours, i

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