Dans la véranda, un petit garçon aux cheveux bouclés s’occupe en dessinant. Les serveurs lui ont apporté un cahier et des crayons. Il picore à peine ses pâtes à la tomate. A ses côtés, sa mère et sa grand-mère trinquent au champagne devant un osso bucco et un lobster roll. Derrière eux, trois jeunes tout en noir élégant, donnant l’impression de sortir d’un défilé, discutent fort et se font servir des hamburgers.
Un samedi midi de février, une semaine avant le début des JO, la bourgeoisie milanaise se retrouve chez Sant Ambroeus, au nom dérivé de Saint Ambroise, le saint patron de la ville. A deux pas du Duomo, la cathédrale, du Teatro alla Scala, l’opéra, et des boutiques chics, le lieu est une institution locale depuis quatre-vingt-dix ans. Fondée en 1936, l’endroit a longtemps été un salon de thé-pâtisserie, ouvert du matin jusqu’à l’aperitivo, où les dames en Prada venaient boire un ristretto au comptoir et commander quelques desserts appétissants à emporter. Si cet espace existe toujours, i




