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Terroirs d’avenir, Miyam, les Saisonniers… Panier percé ou pari gagné pour les épiceries durables ?

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La dernière génération de supérettes qui fleurissent en région parisienne défendent une alimentation responsable mais assume de vendre parfois des produits importés. Face à un modèle économique fragile et à une réputation élitiste, elles tentent d’élargir leur clientèle.

Le primeur Terroirs d'avenir, à Paris, loue ses «produits qui respectent les terroirs, les saisons, les savoir-faire». (Mahka Eslami/Divergence pour Libération)
Publié aujourd'hui à 11h39

Les cagettes empilées sur le sol débordent devant la boutique. Dans une caisse, Alexandre Drouard saisit un champignon dodu. «Pour moi la gastronomie c’est ça, pas le caviar», vante le fondateur de Terroirs d’avenir, en humant le spécimen, cultivé dans le Val-d’Oise. L’enseigne a investi cette rue du Nil, dans le centre de Paris, et y compte désormais cinq boutiques (primeur, boucherie, boulangerie…), ainsi que huit autres dans la capitale et à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Ici, exit les produits arrivés de Rungis : à la place, des variétés anciennes de légumes, du pain aux blés paysans, des fromages fermiers, des poissons de ligne… Des «produits qui respectent les terroirs, les saisons, les savoir-faire», résume le quadragénaire, qui s’est lancé en 2008 en fournissant des chefs cuisiniers avec son associé de l’époque, Samuel Nahon.

Moins standardisé que les chaînes bio, moins guindé que les épiceries fines, Terroirs d’avenir est l’une des pionniers de ces nouvelles «alimentations générales» qui fleurissent dans la capitale. Fondées par une jeune génération de commerçants diplômés, elles fournissent une clientèle urbaine en produits issus de l’agriculture paysanne, achetés sans intermédiaire aux pro

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