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Epiphanie : à Toulouse, le Limoux ne rend pas sa couronne

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Dans la région toulousaine, la brioche des rois garnie de fruits confits, une tradition dont on ne connaît pas les origines exactes, n’a pas encore été totalement remplacée par la frangipane.

Le Limoux est cette couronne briochée garnie de fruits confits, saupoudrée de sucre blanc, que l'on déguste pour l'Epiphanie. (Ulrich Lebeuf/Myop pour Liberation)
Publié le 09/01/2026 à 12h17

En visite à Toulouse, en début d’année, le passant sera peut-être surpris par la profusion de gâteau des rois dans les étals des pâtisseries de la ville pour l’Epiphanie. Chaque année dès le 2 janvier (et parfois jusqu’aux vacances de février), les Toulousains ont en effet l’embarras du choix. Ils peuvent se délecter d’une grande galette à la frangipane, autrement appelée «parisienne», d’une brioche en forme de couronne recouverte de sucre casson – le gâteau des rois – ou d’un autre type de couronne, garnie, elle, d’un boudin de fruits confits à l’intérieur.

Ce troisième gâteau, plus fondant (et sucré !), est connu dans le coin – mais rarement au-delà des frontières occitanes – sous un nom caractéristique : le Limoux. «Des brioches pour les rois, il y en a partout et de toutes sortes dans le sud de la France, jusqu’à Lyon, observe Florent Nicodème, chef pâtissier de la maison Pillon, rue Ozenne. Mais le Limoux est vraiment propre à la région toulousaine. C’est une tradition qui se perpétue dans les familles.»

«Très subtil»

L’artisan de cette maison historique du centre-ville, ouverte en 1967 – aujourd’hui, sept points de vente dans l’agglomération et propriété de la fratrie Dolfi depuis 2017 – a découvert cette spécialité en débarquant dans la ville il y

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