En visite à Toulouse, en début d’année, le passant sera peut-être surpris par la profusion de gâteau des rois dans les étals des pâtisseries de la ville pour l’Epiphanie. Chaque année dès le 2 janvier (et parfois jusqu’aux vacances de février), les Toulousains ont en effet l’embarras du choix. Ils peuvent se délecter d’une grande galette à la frangipane, autrement appelée «parisienne», d’une brioche en forme de couronne recouverte de sucre casson – le gâteau des rois – ou d’un autre type de couronne, garnie, elle, d’un boudin de fruits confits à l’intérieur.
Ce troisième gâteau, plus fondant (et sucré !), est connu dans le coin – mais rarement au-delà des frontières occitanes – sous un nom caractéristique : le Limoux. «Des brioches pour les rois, il y en a partout et de toutes sortes dans le sud de la France, jusqu’à Lyon, observe Florent Nicodème, chef pâtissier de la maison Pillon, rue Ozenne. Mais le Limoux est vraiment propre à la région toulousaine. C’est une tradition qui se perpétue dans les familles.»
«Très subtil»
L’artisan de cette maison historique du centre-ville, ouverte en 1967 – aujourd’hui, sept points de vente dans l’agglomération et propriété de la fratrie Dolfi depuis 2017 – a découvert cette spécialité en débarquant dans la ville il y




