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Ma recette intime

Le cari d’agneau de Charlotte : «Quand je pars de chez mes parents, j’emporte la boîte de curry de mon père»

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La cuisine est souvent une affaire de transmission, un patrimoine qui raconte une histoire. Dans notre deuxième épisode, Charlotte évoque la passion de son père pour les épices indiennes.

(mtreasure / Montage Libération/Getty Images)
Publié le 02/12/2025 à 9h05

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Ce sont des recettes que l’on se transmet sur des cahiers cornés et griffonnées. Un héritage culinaire, et un moyen de faire perdurer un lien souvent familial, parfois amical ou amoureux. Saucisson brioché, caviar d’aubergine, pommes au four… Chaque jour cette semaine, des lecteurs partagent leur recette la plus intime. Aujourd’hui, Charlotte, Parisienne de 60 ans, est déléguée générale d’une association de médiation dans l’audiovisuel, après avoir été scripte, scénariste et productrice de fiction télévisée. Elle se souvient des épices indiennes que rapportait son père d’Angleterre, et des grands dîners animés donnés par ses parents dans les années 70.

«Avant de rencontrer ma mère, mon père est commandant dans la marine marchande. A regret, il quitte le métier pour construire sa famille mais trouve tout de même le moyen de continuer à voyager, en prenant un poste chez les Pétroles d’Aquitaine, qui deviendront Elf. Il est dans la construction de navires qui transportent du pétrole et du souffre. Il se rend souvent à Rotterdam ou à Londres. A l’époque, il n’y a pas encore Marks & Spencer à Paris, donc quand il rapporte d’Angleterre de la jelly ou des produits indiens, comme les

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