Pour ne rater aucun témoignage, aucune histoire, inscrivez-vous à notre newsletter «Vécu».
Ce sont des recettes que l’on se transmet sur des cahiers cornés et griffonnées. Un héritage culinaire, et un moyen de faire perdurer un lien souvent familial, parfois amical ou amoureux. Saucisson brioché, caviar d’aubergine, pommes au four… Chaque jour cette semaine, des lecteurs partagent leur recette la plus intime. Aujourd’hui, Hélène, 80 ans, réside à Paris (IIe), autrice et ex-secrétaire d’ambassades, raconte comment le saucisson brioché de son père, une recette qu’il avait reçue de sa propre mère, était au centre des déjeuners dominicaux de son adolescence.
«Dans les années 60, nous habitons à Lyon. Je suis adolescente. Mon père, Albert, est un expert en électricité. Mais les dimanches, il assume, avec me semble-t-il infiniment de plaisir, de compétence et de fierté, sa deuxième casquette : celle de cuisinier. Il n’a pas de toque sur la tête, pas de tablier blanc autour de la taille, mais à 11 heures pétantes, dans sa modeste cuisine, il est fin prêt pour commencer son œuvre dominicale : le saucisson brioché.
«Il ôte le torchon dans lequel il a enveloppé le saucisson. Un saucisson lyonnais, pistaché, à cuire, qui doit être sec au toucher. Il ne peut s’empêcher de le respirer puis,




