Oui, il existe un terroir belge. On produit même du vin en Belgique depuis le IXe siècle, «et les moines faisaient du vin dans tout le sillon de la Meuse», explique la caviste et sommelière Sandrine Goeyvaerts, installée non loin de Liège. «L’essentiel du vin en Belgique, depuis les années 60, et notamment avec le concours des interspécifiques, était le fruit de vignobles de particuliers, ou d’associations – sauvegarde du patrimoine, réinsertion sociale… Mais depuis dix ans, avec le succès des vins effervescents, le vignoble se professionnalise.» Oui, parce qu’en Belgique, où il pleut tout le temps, les cépages traditionnels les plus répandus comme le chardonnay, le merlot ou le pinot noir poussent difficilement. En raison de la pluviométrie et du peu d’ensoleillement, les vignes développent de nombreuses maladies cryptogamiques ou rencontrent des problèmes de mûrissement. Les «interspécifiques», eux, résistent bien : ce sont des croisements entre espèces qui rendent les vignes plus résistantes, et qui permettent de cultiver sans produits phytosanitaires et sans interventions œnologiques au chai. «La question des vignerons belges, c’est : est-ce qu’on utilise des cépages
Terroir
Le vin belge existe, on l’a rencontré !
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Terroir longtemps rayé de la carte viticole, le vignoble belge renaît de ses cendres avec, notamment, des cépages interspécifiques et une consommation nationale enthousiaste. On a déniché les perles : celles du vigneron Servaas Blockeel et d’un petit chai urbain, Ardent Winery, à Liège.
La cuvée 2022 Into the Wine d'Ardent Winery. (DR)
Publié le 05/12/2022 à 8h02
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