C’est une mère qui relate dans un mail les «mains au cul» dont son fils, stagiaire dans un restaurant, a été témoin – et aurait pu être victime. «Le chef dit qu’il a de la chance parce qu’il est mineur», écrit-elle en réponse à un questionnaire récent de l’association Bondir·e, lancée il y a cinq ans par des cheffes (Manon Fleury, Valentine Guenin, Marion Goettlé, etc.) désireuses de dénoncer les violences sexistes et sexuelles dans la restauration. C’est encore ce mot d’un chef cuisinier d’origine mauritanienne sur le racisme en cuisine. «Il arrive qu’on accepte une mission en intérim, et puis quand on voit notre photo, la mission est refusée», relaye Juan Pablo Rojas Pineda, chef indépendant franco-colombien et représentant du collectif En cuisine contre la loi raciste,
Reportage
«L’omerta se fissure» : à l’Assemblée nationale, un colloque pour parler des violences en cuisine
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Le Palais-Bourbon a accueilli un colloque sur l’exploitation des travailleurs de l’hôtellerie-restauration jeudi. Les intervenants, issus des coulisses du secteur, ont de nouveau appelé à l’ouverture d’une commission d’enquête.
Harcèlement moral, humiliations, insultes, racisme... Les témoignages rapportés jettent une lumière crue sur le secteur de la restauration, qui emploie un peu plus d'un million de personnes en 2024. (Thibaud Moritz/AFP)
Publié le 26/09/2025 à 9h36
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