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Merci à «Top Chef» et Uber Eats de rendre la livraison tout sauf désirable

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De l’art de se planter une fourchette dans le pied. L’émission, sponsorisée par l’entreprise de livraison à domicile, proposait mercredi une comparaison à consommer sur place-à emporter. A leur seule vue, les mêmes plats à avaler à la maison étaient moins appétissants que ceux à déguster au resto.
Uber Eats sponsorise l’émission, puis en utilise les principales têtes d’affiche dans ses publicités pour rendre la livraison en ligne cool, sympathique et désirable, alors qu’elle est construite sur l’exploitation de sans-papiers, de mineurs, et fonctionne grâce à des «dark kitchens» industrielles. (Simon Dawson/Getty Images)
publié le 31 mars 2022 à 14h19

Si, pour le moment, la saison de Top Chef en cours est moins gourmande-croquante que les précédentes, mercredi soir était diffusé l’un des épisodes phares traditionnels : la guerre des restos. Pour cette épreuve, trois équipes s’affrontent et doivent ouvrir un établissement à concept pour servir sur place les chefs Hélène Darroze, Glenn Viel, Philippe Etchebest, Paul Pairet, la star des critiques gastronomiques François-Régis Gaudry et ses amis. Mais les candidats ne doivent pas oublier de mettre au point une offre en livraison, qui rapporte presque autant de points.

L’exercice illustre les évolutions de consommation urbaine depuis la pandémie. Et Uber Eats sponsorise l’émission. L’app utilise ensuite les principales têtes d’affiche dans ses publicités tout au long de l’année pour rendre la livraison en ligne cool, sympathique et désirable, alors qu’elle est construite sur l’exploitation de