Les pénuries alimentaires annoncées en France à cause de la guerre en Ukraine ouvrent la porte à des angoisses collectivement enfouies, celles d’une possible famine en Europe. Comme le soulignait Libération le 3 mars, l’Ukraine est un grand producteur de colza et de tournesol et 30% des importations européennes d’engrais sont d’origine russe. Les récentes pénuries d’huile de tournesol et de colza ainsi que de farine de blé obligent désormais les restaurateurs et les ménages à réduire leur consommation. Mais à ce sujet, les attitudes des dirigeants de l’agroalimentaire diffèrent. Pour Michel-Edouard Leclerc, «il n’y a pas de pénurie pour la consommation courante et il n’y en aura pas jusqu’à l’été» déclarait-il à BFM le 3 avril. Même écho de la part de Dominique Schelcher, patron de Système U, qui affirmait le 5 avril au micro de Radio Classique : «Sur l’huile de tournesol, il y a un peu d’achats de précaution mais on n’est pas en pénurie complète d’approvisionnement.» De son côté, le grossiste Metro limite les achats de ses clients à 50 litres d’huile de tournesol et de colza par client et par jour. Chez Lidl, on a prévu une affiche sur ses port
Billet
Pénuries alimentaires: ne jetons pas de l’huile sur le feu
Réservé aux abonnés
En raison de la guerre en Ukraine, certaines grandes surfaces ont dû imposer des restrictions – peu contraignantes – aux consommateurs sur l’huile de colza ou de tournesol, notamment. Au lieu de céder à la panique, nous devons faire preuve collectivement de bon sens.
Dans un supermarché parisien le 5 avril, l'huile de tournesol manquait dans les rayons. (Thomas Coex/AFP)
Publié le 14/04/2022 à 6h04
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus