Ça y est, vous êtes rentrés de vacances, bronzés avec des souvenirs de criques et de crêtes plein les mirettes. C’était bon hein ? Sauf que ça pique un peu sur le front du compte en banque avec son lot de petites tuiles : un rappel des impôts, la machine à laver qui a rendu l’âme et l’ado qui a voulu acheter deux paires de pompes à 150 boules durant l’été. La cigale qui a chanté à coups de rosé piscine a une gueule de bois de fourmi quand elle ouvre ses placards et son frigo vides. Forcément, quand il s’agit de tirer la ficelle de la bourse, c’est la bouffe qui trinque. La faute à votre découvert bancaire ? Ouais, mais pas seulement. Depuis fort longtemps, nous souffrons d’une amnésie collective, celle de ne plus savoir accommoder les restes, les petits riens que l’on jette à la poubelle, nous condamnant du même coup à des rites alimentaires sadomasochistes où la pizza toute faite et autres dégueulasseries industrielles à deux balles sont devenues aussi incontournables que la croix de saint André dans le donjon d’Olga, maîtresse dominatrice.
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Il aura fallu la prise de conscience du gaspillage alimentaire (pour mémoire 29 kilos de nourriture par an par consommateur) et aussi l’ouverture à des goûts venus d’ailleurs (comme la flopée de recettes de boulettes des cuisines levantines) pour que l’on se réapproprie cette gastronomie du peu et du pas cher qui est pourtant si gourmande. N’ayez pas de honte à recycler les tiges de persil ou la carcasse du poulet. Car les plus grand·e·s




