C’est un fort joli livre qu’ont concocté André Derainne et Victor Coutard, Petits remèdes, histoires de famille, publié cet automne aux éditions de l’Epure (1). Les auteurs ont interrogé une cinquantaine de personnes qui leur ont livré les recettes que leur famille - souvent leurs mères et leurs grands-mères - leur cuisinait quand elles étaient malades, patraques ou tristes. «Ce livre est né d’une idée simple : chacun porte en mémoire un plat préparé pour lui quand il n’allait pas bien. Une boisson, un aliment, une recette qu’on n’aurait peut-être pas cuisinés en d’autres circonstances et dont la vocation était d’accompagner un bon rétablissement,» écrivent en introduction les auteurs. Qui précisent aussi : «La plupart des recettes ne cherchent ni à éblouir par la richesse des goûts, ni à séduire par l’élégance des dressages. […] Un petit remède, c’est souvent un peu de méthode Coué, un peu de sagesse ordinaire. On n’attend pas forcément qu’il guérisse le patient, mais qu’il rassure».
«Plus qu’une recette, il fait partie du patrimoine culinaire»
Dans ce petit ouvrage illustré, on trouve ainsi récits et recettes de plats destinés à réconforter lorsque l’hiver s’attaque aux corps ou que des peines s’attaquent aux cœurs. Les recettes de grogs, soupes, tartines, riz au lait et autres omelettes présentent dans ce livre viennent de Taïwan, de Tunisie, de France, du Sénégal, de Pologne ou encore d’Italie. On a sélectionné pour vous une soupe au poulet originaire de Turquie. «C’était soit ma mère soit ma grand-mère qui p




