Vivre un moment de grâce au restaurant, c’est avoir les papilles qui frétillent devant un plat qui bouscule vos certitudes. C’est ce que nous avons expérimenté en dégustant une salade de fonio – servie avec de la tomate, du poivron, des tomates, du maïs, du persil et du jus de citron – dans la cantine-épicerie africaine Soré dans le 10e arrondissement de Paris. En apparence proche de la semoule (avec des grains plus fins), moins sec en bouche, ce féculent a un goût délicat de noisette et de terre. Au cours dela dernière décennie le fonio a beaucoup gagné en notoriété. Il a sa journée internationale qui, depuis 2010, est célébrée le 27 juillet. Entre-temps, il est devenu un aliment branché qui séduit les chefs et les restaurants dans des grandes métropoles occidentales comme New York, Londres ou Paris. En France, le chef Mory Sacko est l’un de ses ambassadeurs. La presse féminine le présente comme un «allié minceur et santé», et vante son côté rassasiant qui limite les fringales et autres envies de grignotages. «Cette graine promet un estomac rassasié et un ventre plat», titre
Céréale
Surnommé «nouveau quinoa», le fonio devient une graine de star
Article réservé aux abonnés
Alimentationdossier
Plats à base de fonio de la Cantine Soré, épicerie fine africaine, à Paris. (Cyril Zannettacci/VU' pour Libération)
par Balla Fofana
publié le 30 août 2024 à 16h00
Dans la même rubrique