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Le portrait

Vanessa Massé, du pif

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Meilleure sommelière de l’année, l’ambitieuse restauratrice niçoise qui ne jure que par les vins nature, a perdu deux fois l’odorat à cause du Covid-19.

Vanessa Massé à Nice, le 5 mai. (Laurent Carré/Libération)
ParMathilde Frénois
correspondante à Nice
photo Laurent Carré
Publié le 06/06/2021 à 17h03

Vanessa Massé lit dans le vin comme elle se contemple dans le miroir. Elle voit un reflet presque parfait entre ses dégustations et son tempérament. Si elle chérit les vins d’Auvergne, c’est pour le volcanique, l’acidité, la tension, la gourmandise. Si son cépage favori est la mondeuse, c’est parce qu’il est aussi froid et austère que raffiné et soyeux. «Je ne fais pas exprès, ce sont des vins qui me ressemblent. Moi aussi, je suis comme ça. Je suis une personne tendue et vive, je peux être brute et élégante, analyse-t-elle. J’aime laisser parler mes goûts et mon caractère !» Qu’il est pratique de faire le tour de sa personnalité en deux gorgées, surtout lorsque l’on se prête à l’exercice du portrait. A 30 ans, Vanessa Massé est devenue la meilleure sommelière de l’année, distinguée en janvier par le Guide Michelin pour ses «conseils vin aux petits oignons» et son «grand vent de nouveauté sur la ville de Nice».

Une fusion des énergies qu’elle ne retrouve que dans les vins naturels. Ces bouteilles, qui n’ont subi aucune modification, elle les sert au Pure & V, son restaurant une étoile qui «fait rêver». C’est écrit dans le guide rouge. Vingt couverts tenus d’une main de maître depuis mai 2018. Ici, c’est la sommelière qui fait tout : elle crée un menu par saison, elle peaufine les accords mets et vins, elle gère l’établissement. Dans l’assiette : des plats d’influence nordique avec de la fermentation, du mariné, de l’acidité

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