Chaque dimanche, Steve Sando prépare une marmite de haricots en grains pour la semaine. Il déguste le premier bol avec un filet de citron vert et des oignons hachés, puis les intègre dans des salades et des soupes. À ses invités, il sert des shots remplis de bouillon de haricots. Avant de réduire les restes en purée avec de l’ail, pour en faire une sauce.
Encouragés par le sexagénaire californien, des milliers d’Américains se sont mis à manger des beans et à suivre ses recettes, partagées en ligne et dans plusieurs ouvrages. Saine, goûteuse et vendue à prix accessible, la légumineuse connaît une popularité sans précédent outre-Atlantique, retrace le Wall Street Journal dans un article paru le 9 janvier.
Des atouts gustatifs
Un succès dû en grande partie à la ténacité de Steve Sando. L’entrepreneur visionnaire a créé sa marque, Rancho Gordo, il y a un quart de siècle, «à une époque où son produit était plutôt considéré comme un sujet de plaisanterie», écrit le journaliste Ben Cohen. Longtemps négligé, car associé à la pauvreté de la grande dépression et vu comme difficile à cuisiner (sans parler des éventuels désagréments digestifs), le légume sec en forme de lingot est désormais érigé au rang des aliments «cools».
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Avec ses nombreuses vertus nutritionnelles, le bean coche toutes les cases de l’époque,




