Qui ne rêverait pas d’assister aux soirées somptueuses organisées par les grandes marques, rassemblant influenceurs et créateurs de contenu triés sur le volet ? Pourtant, derrière ces nuits fastueuses où abondent petits fours et champagne, se cache parfois un terrain propice au développement de comportements addictifs.
Dans une récente vidéo TikTok, l’influenceuse lifestyle Manon Delcourt (597 000 abonnés cumulés sur YouTube, Instagram et TikTok) témoigne de comment son métier de créatrice de contenu l’a rendue alcoolique. «Le jour où tu te lèves le matin et que la première chose à laquelle tu penses, c’est de te tiser, tu te rends compte», raconte celle qui, fière, affirme ne pas avoir bu une goutte d’alcool depuis plus de 140 jours.
A raison de multiples événements par semaine, où elle buvait 5 à 7 verres d’alcool gratuits, puis rentrait chez elle et se finissait avec une bouteille de chardonnay ou du lambrusco en solo, Manon Delcourt a inévitablement fini par développer une addiction à l’alcool. La jeune femme de 30 ans met en cause son travail, sans toutefois rejeter toute la faute sur ce dernier. Si l’alcool coulait à flots et que les marques lui envoyaient gratuitement des bouteilles à domicile, c’est elle qui «mettait les verres dans [son] gosier», assure-t-elle.
«Alcoolisme mondain»
Pourtant, réduire ce phénomène à une simple responsabilité individuelle revient à se mettre le doigt dans l’œil. Pour Jean-Michel Delile, psychiatre et président de la Fédération Addiction, le fait




