Cet article est publié dans le cadre du «Libé tout en BD», entièrement illustré par des dessinateurs et dessinatrices. Retrouvez tous les articles de cette édition ici, et le journal en kiosque ce vendredi 30 janvier.
C’est la dispute phare de leur enfance. Celle dont elles plaisantent encore aujourd’hui. Quand elle était à l’école élémentaire, Christelle, 36 ans aujourd’hui, était jalouse de sa grande sœur, Leslie, 41 ans, qui possédait un Tamagotchi. L’aînée y jouait avec leur cousine et ne laissait guère la plus jeune l’approcher. «Je me sentais un peu exclue, se remémore Christelle. Ma sœur ne me le prêtait pas beaucoup.» Quand la cadette a eu le sien, elle s’est sentie enfin «faire partie de la bande». Elle y joue alors constamment, à la maison et en vacances, pendant peut-être un an. «La mémoire est déformante mais comme je m’en occupais beaucoup, ça m’a paru super long, d’autant que mes parents ne mettaient aucune limite. Il y a une satisfaction à le voir évoluer, c’est un peu comme un animal de compagnie.»
Jusqu’au jour où l’aînée, devant assister à son cours de piano, le confie à sa cadette. «Il était assez évolué et elle en était fière, elle ne voulait pas tout gâcher. J’avais une pression énorme !, raconte la Montreuilloise. Je suis allée faire des courses avec ma mère et j’ai oublié le Tamagotchi sur le tapis ro




