Sur Instagram, le compte d’Ami (@amibnw), une Américano-Ecossaise blonde aux yeux bleus, se fond dans la masse. Cette jeune femme de 18 ans pose dans sa cuisine, sa piscine, à des soirées étudiantes, en petites tenues ou bien en déguisement d’Halloween auprès de son 1,1 million d’abonnés. Jusque-là rien d’anormal. Mais en réalité, Ami n’existe pas. Cette pseudo-influenceuse est le fruit d’une intelligence artificielle.
Tout comme celui d’Ami, de nombreux comptes générés par IA pullulent sur les réseaux sociaux. Le modus operandi est toujours le même : des femmes vingtenaires, souvent asiatiques ou blanches, postent des vidéos en maillot de bain, robes de soirée et robes moulantes pour mettre en avant leurs fausses formes avantageuses. «Angelawhitesky», «Prettyx_lana», «Miyusecretss» sont des comptes suivis par des milliers, des centaines de milliers, parfois des millions d’abonnés. Les profils ont tout pour être vraisemblables : stories au restaurant, devant un coucher de soleil ou à la salle de sport. Du fake tellement bien fait que même une personne lambda, technophile et habituée des réseaux peut mettre plusieurs minutes avant de débusquer la supercherie.




