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«Sur-mesure»

Sur les réseaux sociaux, les «IAfluenceuses» trompent en petites tenues

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Des femmes créées par intelligence artificielle, souvent jeunes, peu habillées et proposant parfois du contenu sexuel, sont suivies par des centaines de milliers d’hommes. Qui ne savent pas toujours qu’elles n’existent pas.

Les profils inventés sont des femmes vingtenaires, souvent asiatiques ou blanches. (Instagram)
Publié le 27/11/2025 à 8h43

Sur Instagram, le compte d’Ami (@amibnw), une Américano-Ecossaise blonde aux yeux bleus, se fond dans la masse. Cette jeune femme de 18 ans pose dans sa cuisine, sa piscine, à des soirées étudiantes, en petites tenues ou bien en déguisement d’Halloween auprès de son 1,1 million d’abonnés. Jusque-là rien d’anormal. Mais en réalité, Ami n’existe pas. Cette pseudo-influenceuse est le fruit d’une intelligence artificielle.

Tout comme celui d’Ami, de nombreux comptes générés par IA pullulent sur les réseaux sociaux. Le modus operandi est toujours le même : des femmes vingtenaires, souvent asiatiques ou blanches, postent des vidéos en maillot de bain, robes de soirée et robes moulantes pour mettre en avant leurs fausses formes avantageuses. «Angelawhitesky», «Prettyx_lana», «Miyusecretss» sont des comptes suivis par des milliers, des centaines de milliers, parfois des millions d’abonnés. Les profils ont tout pour être vraisemblables : stories au restaurant, devant un coucher de soleil ou à la salle de sport. Du fake tellement bien fait que même une personne lambda, technophile et habituée des réseaux peut mettre plusieurs minutes avant de débusquer la supercherie.

D’autant plus que la génération de photos ou vidéos par IA a été propulsée à l’étape supérieure avec

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