«Nous sommes comme des lapins dans des phares : on ne sait pas vraiment ce qu’il va se passer et on attend de voir.» Le lapin en question, c’est Mikki Bold, un tatoueur rouennais de 32 ans. Fort de sa notoriété, il a lancé une chaîne YouTube spécialisée dans le tatouage il y a plus d’un an afin, notamment, de «donner de l’information» aux clients ou futurs tatoués sur les coûts, les soins à apporter à son tatouage ou le choix de son artiste. Sa dernière vidéo – «Restrictions sur les encres : le tatouage en danger (règlement européen)» – ca déjà au compteur 76 000 vues et a agi comme un électrochoc auprès des tatoueurs français qui l’ont largement relayée sur les réseaux sociaux, notamment Instagram, canal privilégié des artistes. Leur crainte ? L’impossibilité pure et simple de travailler dans les pays de l’Union européenne à partir du 4 janvier 2022 après l’entrée en vigueur d’une nouvelle réglementation sur l’usage des encres.
«Extrapolations ou approximations»
Annoncé depuis 2016, mais sans que personne n’y croie véritablement, l’encadrement de l’usage et de la possession des encres de tatouage devrait se faire en deux temps. Début janvier, celles-ci seront soumises à de nouvelles restrictions avec l’interdiction de 25 pigments (notamment des rouges, orange et jaunes) et abaissant à des seuils extrêmement faibles plus de 4 000 substances, dont certaines présentes dans les encres. Les normes d’éti




