Après sa vaste étude sur la sexualité des Français, et notamment des jeunes, il y a deux ans, l’Institut français d’opinion publique (Ifop) s’intéresse en ce début d’année aux rapports entre filles et garçons chez les adolescents, et à leurs positionnements sur les questions de genre (1). Il en ressort d’abord que les ados sont plus féministes que les adultes : 61 % des 15-17 ans se déclarent féministes, contre 58 % chez leurs aînés. Mais les filles le sont largement plus que les garçons : 77 % se disent féministes, contre 45 % des garçons. A l’inverse, 41 % des garçons et 37 % des filles considèrent que les féministes ont une «haine des hommes».
«On pensait que l’entrée dans les études supérieures favorisait la conscientisation féministe des filles, mais en fait, il semble que ce soit préexistant, décrypte François Kraus, directeur du pôle politique-actualité et responsable des questions de genre et de sexualité à l’Ifop. Les 30 points d’écart entre filles et garçons, c’est énorme. Le “gender gap” n’était pas aussi fort il y a dix ans. Cela peut venir du fait qu’avec les réseaux sociaux, ch




