«Encore à ce jour, je ne comprends pas ses intentions. Et c’est certainement ça le plus perturbant», glisse Céleste (nom d’emprunt). Il y a quelques mois, cette journaliste d’une trentaine d’années a vécu un début d’idylle avec un certain Matt, rencontré sur l’application de rencontres Bumble. C’est la fin de l’été, et en cet interstice entre les vacances qui se terminent et la rentrée qui approche, l’air est léger. «On s’écrit beaucoup, il me plaît bien, alors au bout d’une semaine à échanger, on prévoit de se rencontrer», rembobine Céleste. Son interlocuteur lui sort immédiatement le grand jeu. La veille du rendez-vous, il prend le soin de déposer un mot à l’attention de la jeune femme, sur le portail d’une maison située sur le chemin qu’elle emprunte tous les jours. «Nous aussi, un jour, on l’aura, notre jolie maison pleine de charme. Rentre bien ma puce», indique le petit bout de papier, signé «M.». Un brin empressée, la démarche fait néanmoins sourire Céleste.
Les échanges épistolaires vont en s’accélérant mais la rencontre tant attendue n’a pas lieu. «Il m’explique avoir été victime d’un grave accident de voiture dans le bois de Boulogne. Son père est mort sous ses yeux. Lui s’en est sorti avec quelques côtes cassées»,




