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Libé des animaux

Comment j’ai laissé mon chat me quitter pour quelqu’un d’autre

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Un jour, j’ai retrouvé mon chat porté disparu depuis cinq ans, qui squattait chez les voisins. Tiraillée entre les notions de propriété et de bien-être animal, je l’ai finalement laissé auprès de sa nouvelle famille pour ne pas perturber son équilibre.

Nouille avec ses nouveaux propriétaires et notre journaliste. (David Richard/Libération)
Publié le 25/12/2025 à 6h00, mis à jour le 25/12/2025 à 6h33

Tout a commencé par un appel en apparence banal. «Bonjour, cabinet vétérinaire, je vous appelle par rapport à votre chat.» Mon chat ? Très bref résumé de mon existence en ce mois de mai 2024 : je n’ai pas de chat. Du moins, plus depuis que j’ai quitté le domicile familial il y a des années. Je passe alors en revue tous les félins qui ont peuplé les lieux de mon adolescence. Mina ? Vanille ? Gutsi ? Nuggets ? (Pas le moment de juger les prénoms ridicules donnés par les propriétaires d’animaux) «Nouille», tranche la femme au téléphone. Nouille ? Cette chatte grise portée disparue depuis cinq ans ?

Mai 2017. En guise de palliatif à la solitude et à l’angoisse que génèrent les études supérieures loin de chez soi, mes proches m’offrent un minuscule chaton gris d’à peine deux mois. Dès cet instant, Nouille ne me quitte plus, fait des allers-retours en train entre Nîmes et Perpignan à mes côtés et devient ma principale distraction. Cette boule de poils, qui dort rarement ailleurs qu’au creux d’une aisselle ou à l’intérieur d’un fauteuil qu’elle a éventré, agit comme un antidépresseur. C’est scientifiquement prouvé : le contact avec un animal fait chuter le taux de cortisol, l’hormone du stress, et dope la production d’ocytocine, de dopamine et de sérotonine. A tel point qu’en France,

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