«C’est le début de la fin», lance, la mort dans l’âme, Mlle Ylla. Cette travailleuse du sexe toulousaine de 24 ans s’est lancée, comme beaucoup, sur les plateformes de contenus pour adultes OnlyFans et la française Mym pendant la pandémie de Covid-19. Jusqu’à il y a peu, ses photos et vidéos pornos, complétées par un peu d’escorting, lui assuraient des revenus fixes. C’était sans compter la claque d’avant l’été : la mise en application de certains dispositifs de la loi visant à Sécuriser et réguler l’espace numérique, dite loi Sren, promulguée en mai 2024, pour protéger les mineurs du visionnage de contenus pornographiques. Depuis avril, les internautes voulant se connecter à OnlyFans doivent, à chaque ouverture et même s’ils ont un compte de personne majeure, s’authentifier par selfie ou document d’identité numérique.
L’effet a été immédiat. «De nombreux clients se sont plaints. Ils galèrent à se connecter et n’aiment pas ça.» Les conseils de VPN, afin de contourner la vérification, n’y changent rien. Ses abonnements chutent, l’engagement de ses abonnés aussi. «En un mois, je suis passée de 4 000 dollars brut, sans l’Urssaf, à 2 400 dollars», vérifie-t-elle sur OnlyF




