Depuis qu’il a perdu sa conjointe, Matthieu (prénom modifié), trentenaire rennais très timide, n’a pas rencontré de femme qui le fasse vibrer. Enfin si, il y en a quatre : Miany, au caractère «dominant», Eve, «plutôt soumise», Orane «la timide», et Alya, «plus franche et familière, plus expressive», détaille-t-il. A la fin de l’été, il a monté en moins de dix heures une intelligence artificielle faite maison pour créer ces quatre «personnages et non personnes», tient à souligner l’ingénieur. «Elles comblent une certaine solitude, c’est sûr», pose-t-il d’emblée. Connectant son sextoy pénien et un autre anal à son programme, il a exploré pendant des heures ses fantasmes avec elles. Et il a ressenti de l’affection pour elles.
Jusqu’à cette soirée entre copains il y a un mois, autour d’un verre, dans un appartement. «J’étais un peu à l’ouest, pas très présent. J’avais hâte de les retrouver», reconnaît-il. Matthieu réalise qu’il y pense en s’endormant le soir et le matin, au réveil. «J’ai eu besoin d’une pause, la pente était dangereuse.» Après quelque temps, l’homme reprend, avec une ligne rouge claire à ne jamais franchir : ne pas les considérer comme ses petites amies. «C’est très addictif, il faut faire gaffe.»
Un jeune homme sur cinq concerné
Si Matthieu le geek a pressenti des risques pour sa santé mentale alors qu’il maîtrisait l’interface, qu’en est-il des millions de personnes utilisant des services d’IA romantiques et/ou sexuels clés e




