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Timides ou intimidés, quand leur corps se met à trembler, il devient impossible pour eux de se dominer. Cette timidité maladive a pu commencer dans l’enfance ou plus tard, à la suite d’un choc, une déception, un échec. Les manifestations corporelles sont parfois si handicapantes que pour certains, elles modifient le parcours de vie, voire changent l’orientation professionnelle. Aujourd’hui, Amélie (1), 45 ans, professeure à Toulouse, a plongé dans l’histoire de sa naissance pour comprendre les origines de son malaise.
«J’ai toujours été timide, au point où quand j’étais petite, mes parents m’obligeaient à demander de l’eau à la serveuse pour m’entraîner. Quand je le faisais, j’étais pétrifiée, ça me faisait rougir, j’étais toujours inconfortable. Encore aujourd’hui, ça m’arrive, même en visio : c’est le regard de l’autre qui déclenche ça. J’ai peur d’être cheloue, d’être la weirdo, d’être différente, j’ai peur du jugement.
«Quand j’enseigne, quand je suis dans ma zone d’expertise, ça ne m’arrive jamais. Enseigner, c’est s’exposer. C’est toute l’ironie de ma vie. Il me faut calmer ce type de réactions qui ne sont pas nécessaires. Après, le corps réagit néanmoins. Par exemple, je ne vais pas lever la main en conférence pour poser une question. Quand je parle




