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Témoignage

Ma vie sans alcool : «La sobriété, c’est un château de cartes, ça peut vite s’écrouler»

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La sobriété, ce n’est pas que renoncer à l’alcool. Ils ou elles racontent les raisons qui les ont poussé·es à ne plus boire. Dans ce treizième épisode, Fabio, 47 ans, a dû réapprendre à socialiser.

«A partir de 2020, je commence à me questionner sur ma consommation de drogue, j’espace les prises, raconte Fabio. (Montage Libération/Getty Images)
Par
Nathan Gombert
Publié le 28/01/2026 à 7h26

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Remiser vins, bière ou spiritueux au placard après quelques semaines arrosées. C’est le propos d’initiatives à l’instar du «Dry January» ou mois sans alcool, lancé en 2008. Elles permettent en effet d’interroger notre rapport à la (sur)consommation de boissons alcoolisées. Mais pour d’autres, parfois en situation de dépendance, la sobriété est un mode de vie salvateur. Dans cet épisode, Fabio (1), 47 ans, médecin parisien, raconte la volonté nécessaire chaque jour pour rester sobre.

«Jusqu’à mes 23 ans, je ne bois rien. Pas une goutte. Je ne fume pas, je ne fais pas la fête, je suis très sage. Ma première fois, c’est pendant un échange universitaire. Je me souviens surtout de la sensation : une chaleur qui monte d’un coup au cerveau. Au début, je bois très peu... un cocktail, et je suis déjà ivre. Mes potes se foutent un peu de moi.»

«A ce moment-là, je vis dans une ville moyenne en Italie. A la maison, l’alcool n’est pas très présent. A 27 ans, après des études de médecine, j’arrive à Paris pour être interne. Je découvre une autre culture. Je sors davantage, je bois surtout le week-end :

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