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Témoignage

Mon cher radin : «Il a fini par se fâcher avec tout le monde»

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Au resto, il oublie systématiquement son portefeuille. Au début, ça amuse, à force, ça agace, et à la fin, ça casse. Comment vivre avec un radin ? Dans le deuxième épisode de notre série, Alice (1) a vu sa relation avec son père s’étioler au fil de son avarice.

«Lui est multipropriétaire et ne dépense que pour lui-même», raconte Alice. (Photomontage Libération/Getty Images)
Publié le 02/09/2025 à 7h16

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Désir de contrôle et de rétention, incapacité à donner dans tous les sens du terme… Côtoyer une personne avare est source d’immenses souffrances. L’énergie qu’elles déploient à économiser épuise et blesse les autres, mais qu’importe : vivre seul, pour certains, est préférable à l’idée de devoir partager, soutenir et faire plaisir. Dans cet épisode, Alice (1), cheffe de cuisine de 34 ans, a dû subir un père psychanalyste d’une avarice rare.

«Mon père, sa spécialité, c’est de ne pas payer le restaurant. Quand il me propose d’aller manger dehors avec mon compagnon, à la fin, il part faire une petite promenade en attendant qu’on paie. Ou bien il règle sa part et nous laisse payer le reste. Je ne réagis plus, car je sais à quoi m’attendre : il a toujours été comme ça. Quand je suis enfant, il ne paye rien pour moi. Quand j’ai 6 ans, on va voir un concert d’une cantatrice qui est la fille d’amis très proches et mon père, plutôt que de payer sa place, prend les billets des parents invités de cette cantatrice. Forcément, on ne les revoit plus jamais ! Il est capable de griller une amitié pour un truc comme ça. C’est fou.

«A 18 ans, on vit près d’Annecy, et il m’envoie à Paris pour faire une prépa. Il demande à ma mère de monter un dossier abracadabrant auprès du

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