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Hitchcock en avait fait un thriller avec Fenêtre sur cour. Dans la vraie vie, notre voisinage peut nous embarquer aussi vers des histoires étonnantes, déroutantes, et parfois effrayantes. Aujourd’hui, Simone (prénom d’emprunt), 70 ans, bénévole à la retraite, raconte comment sa famille a été poussée à déménager après les menaces répétées d’un voisin, une histoire qui la terrorise toujours seize ans plus tard.
«On s’installe en Auvergne-Rhône-Alpes dans les années 2000, avec mon mari et nos quatre enfants : trois garçons et une fille âgée de 6 à 12 ans. On achète une grande maison, avec un immense jardin de 1 800 m², très arboré, magnifique. Il n’y a aucune mitoyenneté ou promiscuité. Le voisin le plus proche est à 50 mètres. Sa maison, située en hauteur, surplombe notre jardin et notre maison.
«Cinq ans passent. La maison d’à côté est vendue à un couple plus âgé que nous, la cinquantaine. Ils sont responsables d’un café et d’une épicerie de la ville. L’homme travaille très tard en soirée, il a un rythme de vie décalé, et souhaite dormir la journée pour récupérer. Nos enfants, eux, s’éclatent dans le jardin. Ils font du basket et du foot, ils crient, se battent, monten




