L’espace d’un instant, Jeff, 34 ans, professeur de musique, devient l’élève. Ce dimanche 23 mars, il participe à un atelier de fabrication de contraceptifs masculins, organisé à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne) par l’association Otoko et le collectif Zéro millions. C’est sa première fois, et pour l’occasion, il est venu accompagné de sa petite amie, Doxy, 33 ans. En un an et demi de relation – sa première –, elle a déjà testé plusieurs contraceptifs : un stérilet hormonal, dont la pose a été «très douloureuse», ainsi que quatre pilules différentes. Maux de tête, nausées, douleurs à la poitrine, règles douloureuses… A mesure que l’hôtesse de vente parle des effets secondaires qu’elle a subis, les larmes lui montent aux yeux. «Le plus dur, ça a été la dépression, raconte-t-elle. Un jour, on a eu une discussion où je lui ai dit que ce n’était plus possible pour moi d’assumer la responsabilité de la contraception.» Jeff lui caresse le dos. «Avant, je pensais que la contraception était une affaire de femmes, regrette le jeune h
Reportage
«Pourquoi ce serait à elle de porter la charge et pas à moi ?» : à Ivry-sur-Seine, un atelier pour concevoir la contraception masculine
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Fin mars, dans la commune du Val-de-Marne, «Libé» s’est rendu à un atelier de fabrication d’anneaux et de slips chauffants, organisé par l’association Otoko et le collectif Zéro millions, où une vingtaine de participants étaient présents.
Environ 10 000 hommes en France utilisent la contraception thermique. (Guillaume Blot)
ParAdam Lebert
Publié le 09/05/2025 à 15h40
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