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Tinder détox : «J’essaye de vivre des jeux de séduction plus joyeux»

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Témoignages - La tech et nousdossier
Lassés des applications de rencontre après les avoir largement écumées, ils ou elles ont décidé de les désinstaller voire de s’en passer plus ou moins définitivement pour s’en remettre au «hasard». Pour «Libé», ils ou elles racontent le pourquoi de leur désaffection du dating online. Dans notre sixième épisode, Jeanne (1), 23 ans, étudiante, à Paris.
(Photomontage Libération - Getty Images)
par Gabrielle Meulle
publié le 23 mai 2024 à 13h18

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«En 2021, pendant la période du confinement, c’était assez compliqué de faire des rencontres. Je voyais mes amies une fois par semaine et elles parlaient toutes de leurs dates Tinder avec des étoiles dans les yeux. J’en avais marre de ne rien avoir à raconter donc j’ai téléchargé les applis de rencontre Hinge et Bumble. C’était par mimétisme, je cédais à la pression sociale. Au début, je pensais que ça allait m’offrir beaucoup de liberté et me permettre d’avoir le choix.

«Finalement, je me suis retrouvée dans des situations foireuses où je ne pouvais plus vraiment revenir en arrière : comme on avait matché, on était censés se plaire avant même de se rencontrer et se connaître. Ça créait un contrat tacite, où je me sentais obligée de baiser histoire de pas faire perdre leur temps aux mecs. J’étais dans une impasse où je me disais «si je ne couche pas avec lui, il va croire que je veux plus et que je ne suis pas assez libérée, mais si je ne prends pas mon temps, alors c’est moi qui vais être dégoûtée le lendemain».

«Un jour, j’ai retrouvé un garçon avec qui j’avais matché sur Hinge [une application de renc